11.12.2009

Go back home

Enfin chez soi… Je n’aurais jamais cru que j’aurai autant de homesickness une fois partie mais il se trouve que j’aime mon petit monde, celui que j’ai mis une dizaine d’années à bâtir et je suis toujours folle de joie de le retrouver. Ceci dit, quand je suis chez moi, une sorte de poing serré me tourne autour continuellement et me donne un bon gros coup plein de rage de temps à autres, de plus en plus souvent en fait. Ce coup c’est Almost Lover… Je suis bête, je suis beeeete, je suis catastrophiquement catastrophique.

 

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Je dépends de lui et c’est exactement ce que je voulais éviter. Mes journées ne s’illuminent que s’il veut bien allumer la lumière. Je lui suis entièrement dévouée, je ferais n’importe quoi pour lui, ses désirs passent avant les miens et je ne peux pas ne serait-ce que penser à lui tourner le dos. Il ne me rejette pas, certes, mais mon petit doigt m’assure que si je continue à vider mon cœur dans le sien, un jour il sera rassasié et il partira. Moi ? Je resterai là dans mon coin, complètement desséchée, une enveloppe sans contenu, je serai du vide… Que faire ?

 

Diminuer la fréquence de nos rencontres semble être la première chose à faire. Je devrais arrêter de me consoler en trouvant de bons signes dans tout ce qu’il fait. Certaines choses constituent un vrai bon signe mais d’autres sont des mirages auxquels je m’accroche désespérément. Ce que je veux c’est qu’il soit à moi, je veux une vraie relation de couple et non une relation fusionnelle et passionnée certes, mais entre une fille complètement accro et un garçon imprévisible et EN COUPLE avec quelqu’un d’autre. Je veux une situation stable, qui a un nom, une définition. Oui c’est con venant de quelqu’un qui n’aime pas les conventions mais il se trouve que les conventions sont sécurisantes et mon instinct « de survie » me supplie de me protéger parce que là je suis totalement, et autant que possible, vulnérable.

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17.11.2009

Undisclosed desires

Il me tourne le dos, tout simplement. En l‘espace de 12h, il s’est transformé en presque-glaçon et ce pour des raisons non identifiées. Il me tourne le dos. Ce qu’il en dit ? « Ça passera ». Très désagréable sensation de déjà vu…

 

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Suis-je censée attendre sagement que « ça passe » et l’accueillir à bras ouverts quand c’est fait ? Trop peu pour moi. Il n’est pas nécessaire de décrire ce que m’inspire l’idée de le considérer comme un étranger ou plutôt de me considérer comme une étrangère par rapport à lui, mais je suppose que  je n’ai pas le choix. Si « ça passe », il ne s’en tirera pas comme ça et sinon, mon cœur vivra l’enfer et la damnation. Il n’empêche que la vie ne s’arrête pas, la Terre continue de tourner et je continue à respirer. Je ne me laisserai pas abattre.

 

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14.11.2009

Tes desirs font desordre

 

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Les rares fois où je me lève tôt avec l’esprit tranquille, je me demande pourquoi je suis contente de faire des grasses matinées. Je préfère de loin sentir les choses sortir de leur torpeur doucement autour de moi que me réveiller à bord d’un train qui roule déjà à toute vitesse.

 

Ce matin, j’ouvre les yeux, je regarde l’heure et je vois que j’ai encore droit à une demi-heure de sommeil mais je vois aussi qu’il m’a appelée, deux fois, 10min plus tôt. Je le rappelle. Il est tout essoufflé, respiration saccadée et prononciation difficile. Il est entrain de courir, signe d’un trop plein de frustration qu’il s’efforce d’évacuer. Pourquoi il m’a appelée ? Je ne sais pas trop. Peut être parce qu’il n’a pas envie de revenir chez lui parce que ce qui a occasionné la frustration y est encore. Quoiqu’il en soit, il me demande à quelle heure j’ai cours, quand est ce que je compte me lever, quand est ce que je finis mon cours. Je dois me lever une demi-heure plus tard mais je n’ai cours que plus tard dans la journée. Il me demande s’il peut passer chez moi when he’s done running. Il ne sert à rien de préciser ma réponse…

 

La frustration vient du fait que chez lui, il y a deux filles et un garçon sous la forme d’un couple qui lui tape sur les nerfs et une fille qui ferait tout pour qu’il la rejoigne au lit. Il n’a pas dormi à cause d’eux et en plus il doit prendre la maison en main parce que ses parents viennent lui rendre visite aujourd’hui. Que fait tout ce petit monde chez lui ? Quand on a un colocataire qui ne réfléchit pas à ses actes et un certain degré de gentillesse, on se retrouve souvent avec des parasites sur les bras.


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Quoiqu’il en soit, il est passé chez moi, je l’ai laissé parler, je lui ai servit un café, je lui ai changé un peu les idées et évacué le brouillard qui l’oppressait. Mon projet était de déjeuner avec lui mais ce n’est plus possible vu la présence des parents, je le verrai donc demain après midi. Il a promis de m’appeler quand les parents s’en iront. S’il n’appelle pas, je ne le ferai pas.

 

R, ma meilleure amie que je m’amuse à appeler ma femme m’a « proposé » de prendre un peu mes distances, histoire d’éclaircir la limite amitié-amour entre nous. Le conseil est bon mais je ne sais pas si je vais pouvoir l’appliquer. J’essaye en tout cas, chose qui m’a retenue de lui proposer un câlin de consolation ce matin (par câlin, j’entends un simple hug). Pour appliquer le conseil, il faut aussi que j’évite un maximum de passer la nuit chez lui. Il sera utile de préciser qu’à chaque fois qu’on est dans cette situation, on dort dans le même lit, entrelacés… et c’est tout, chose qui me transporte de bonheur pendant la nuit et qui me fracasse mon humeur le lendemain.


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