14.10.2008
Do you want to?

Deux semaines très fortes en émotions viennent de se passer. D’une part les cours qui s’enchaînent, la fréquence du travail qui s’intensifie et d’autre part moi et mes états d’âme, mes petites névroses adorées.
Comme à mon habitude, je fais tout pour me compliquer la vie. Ma dernière trouvaille a été de penser que voir bout d’chou tous les jours était trop éprouvant et que je devais dépasser le stade bout d’chou. Pour se faire, jme suis dit que prendre une nouvelle cible (sorte de substitution) m’aiderait à l’oublier.
Cette idée « superbe » ne m’a en fait jamais plue mais, effrayée par le flot d’émotions contradictoires qui m’assaillaient, je préférais baisser la tête et continuer sur ma lancée plutôt que faire face à la guerre qui se passait dans ma tête.
Le mutisme, c’est vraiment mon truc. Autant avec moi-même qu’avec les autres. Si je ne parle pas tout le temps de moi, c’est que quelque chose ne va pas. Je sais, à la base c’est un défaut, un gros gros défaut, que je m’atèle à corriger au jour le jour mais c’est aussi une façon facile pour mes amies de savoir si tout va bien pour moi. Quand je dis mes amies, je ne pense en fait qu’à une seule et unique personne. Non pas qu’elle soit ma seule amie mais plutôt la plus proche de moi dans sa façon de penser et celle qui me comprend le mieux. Mes meilleures amies, celles avec qui j’ai passé tout mon été ne savent pas détecter les changements qui s’opèrent à l’intérieur de moi, tandis qu’elle, cette fille que je ne vois pas du tout en été voit tout et sent tout.
Bref, ma trouvaille donc était vraiment bête, surtout que, toujours dans la tradition de me compliquer la vie, j’ai pris pour cible, la seule personne qui ne m’inspirait en fait que du désir. Un garçon en qui je ne pourrai jamais avoir confiance, qui ne m’attire que physiquement, qui n’est pas fait pour moi.
C’est comme ça que les choses se compliquèrent encore et encore jusqu’au point de non retour, le moment ou jme suis dit : « ça suffit, stop les bêtises »
Je n’ai jamais été autant plongée dans les sciences naturelles et s’il y a bien une chose que je fais tout le temps dans le cadre de mon travail pour cette matière, c’est le raisonnement logique. Voyant que ça rapporte, j’ai décidé de l’utiliser pour démêler le nœud de bêtises mentales dans mon esprit.
Commençons par les surnoms : - Bout d’chou s’appelle maintenant Voldemort
- Le garçon super sexy s’appelle Toy Boy
Déjà rien que les surnoms montrent ma position par rapport à chacun d’eux. Bout d’chou n’est plus mon bout d’chou, je ne l’aime plus, il est devenu celui dont on ne doit pas prononcer le nom, celui que je veux oublier, la personne qui pourrirait presque mon existence.
L’autre quant à lui, je l’ai appelé Toy Boy, le garçon jouet, je ne ressens absolument rien pour lui à part du désir (ce qui est normal vu à quel point il est sexy !!!)
De toute façon, vu l’année scolaire qui s’ouvre devant moi, je ne peux me permettre aucun écart de conduite, mes cours avant tout (pour de bon cette fois) ce qui fait que parler d’un éventuel nouvel essai avec Voldemort est exclu et puis de toute façon vous savez quoi, je n’ai pas envie de remettre le couvert avec lui !!!!
Il est vrai que se sentir aimée fait beaucoup de bien mais je m’en passerai pour cette année.
Objectif : SE TENIR TRANQUILLE !!!
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