22.09.2009
Wainting Line

Je ne sais vraiment pas comment j’ai fait pour survivre à cette dernière semaine. Première semaine dans une ville où je ne connais personne, tous les jours dans un amphi contenant 300 personnes que je ne connais pas…. Pire encore, ces 300 personnes sont partagées en groupes de deux ou trois voire même de six personnes. Pourquoi est ce qu’une personne se retrouve à la fac dans une ville inconnue avec cinq de ses amis pendant que moi je me retrouve à la même fac dans la même ville inconnue avec aucun de mes amis ?
Je ne suis pas la première dans cette situation quoiqu’il en soit et personne n’en est mort. Je n’en mourrai pas non plus. La solitude ne m’a jamais vraiment dérangée. La perspective de déjeuner seule ne m’est peut être pas très plaisante mais bon, ce n’est surement pas la fin du monde.
Je trouve cependant que c’est un comble.
Je suis la personne sociable par excellence. des amis, des copains, des connaissances j’en ai à la pelle. Je capte l’attention sans difficultés, je me fais acceptée et aimée sans difficultés, je sais répondre aux besoins de tout un chacun sans difficultés, là est ma force. Je sais persuader, je sais consoler, je sais amuser, je sais discuter, je sais aider, c’est mon truc. Et pourtant….

Quelque chose me dit que ma vie sociale dans ma ville natale et précisément ce qui m’empêche d’aller vers les gens dans ce qu’il faut maintenant qualifier de ma nouvelle ville. J’ai connu assez de personnes, toutes aussi différentes les unes des autres, pour pouvoir percer à jour chaque personnalité, sans même avoir besoin de discuter avec son propriétaire. Ayant déjà compris 60% de mes camarades de classe, je ne vois plus l’intérêt de leur parler…. D’autres détails m’handicapent, des détails que je m’attelle à corriger chaque jour, ce sont mes névroses adorées…

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