12.10.2009

I'm so tired

 

 

Je n’arrive vraiment pas à suivre mon esprit tordu!! J’ai des boulons desserrés, des cases qui manquent et des trous par-ci par-là !!!!

 

Ma définition de la force a toujours été la même : Savoir cacher ses sentiments et se suffire à soi-même. Personne ou presque ne doit me voir dans mes moments de faiblesses. En public, je dois être un roc, un glaçon souriant. J’y arrive, je n’ai même pas à me forcer. Devant des « indésirables », la douleur, la tristesse et tout sentiment rimant avec faiblesse s’en va… momentanément bien sur. Avec les plus proches, c’est moins facile, je me force et à la longue, je me suis habituée. Il m’est difficile de me laisser aller à pleurer devant quelqu’un par exemple mais parfois, les larmes ont vraiment besoin de jaillir et là il n’y a rien à faire. Heureusement que ça ne m’arrive pas souvent. Tout ça pour dire que la première partie de ma définition m’est assez facile à réaliser. La seconde par contre, j’y arrive moins bien.

 

Se suffire à soi-même, ne dépendre de rien ni personne, ce n’est pas toujours facile. Il se trouve que je suis dépendante de quelque chose et tout mon caractère tourne autour cette chose. Je suis dépendante aux amis, aux copains, aux connaissances. Je suis sociable, rieuse et à l’écoute, tout ça paske j’ai besoin d’être aimée, j’ai besoin de me sentir entourée. C’est un besoin vital.

 

Là tout de suite, chui un peu perdue. Je me suis fait des amis, j’ai trouvé un joli petit groupe et ça m’a comblée. Mais la parano s’occupe de me mettre des bâtons dans les roues. Pourquoi est ce que cette voix dans ma tête ne peut-elle pas arrêter de me murmurer qu’ils vont me laisser tomber, que je vais me retrouver seule de nouveau, que je ne sers à rien et que c’est pour ça que je mérite d’être seule !!!??! Et comme si ça ne suffisait pas, je n’arrête pas de penser à la même personne, qu’on appellera Kim (c’est un garçon !!). Je n’arrête pas de penser à lui !!! Je suis obsédée, hantée. Et ça m’fatigue !!!!

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09.10.2009

The air we breathe

 

Prise en flagrant délit de « ché pas ske j’ai », je n’ai plus le choix, je dois ralentir et prendre le temps de décortiquer tout ça.

 

Le manque de sommeil joue surement un énorme rôle mais pas seulement. Stressée ? Oui oui, stressée paske beaucoup de boulot et peu de temps, ville inconnue, girouetisme aigu et mal au cœur, encore et encore…. Aujourd’hui a été une journée de larmes aux yeux et ces traitresses ne se manifestent ni quand je pense à la pile de travail qui m’attend, ni au manque de sommeil, ni aux problèmes d’argent, elles ne se montrent qu’au moment ou je pense à lui. Le truc c’est que je ne sais pas pourquoi je ressens le besoin de pleurer quand je pense à lui !!!! Nous sommes dans la même ville, nous étudions pratiquement dans la même fac et je le reverrai au plus tard lundi, pourquoi est ce que je fonds en larmes ?????

 

Tout ça va trop vite, la cause étant : hier. Pour ceux qui suivent, le coup de cœur de ma ville d’origine s’est fait voler la vedette (girouetisme aigu je vous dis !!). Je disais donc, la cause c’est hier. Hier, il est venu chez moi pendant l’après midi pour utiliser internet. Il n’y avait aucune ambiguïté. Lui sur le lit entrain de sourire à mon pc et moi sur le bureau entrain de grimacer face à mon cours. J’avoue que je me suis mise à le voir autrement à mesure que j’apprenais à le connaitre. Le comble, c’est que je le connais depuis moins d’une semaine !!! La première fois qu’on s’est parlé, c’était lundi dernier. On a tout de suite accroché, lui sociable et rieur, moi sociable et rieuse, l’équation est simple à résoudre. Sa petite visite chez moi a crée quelques liens supplémentaires entre nous, de la complicité principalement. Le soir, il me propose de sortir, je ne dis pas non (jamais). Lui, moi et son colocataire et ami. On passe chercher deux autres amis (une fille et un garçon) et on va à un bar (sublime). Une dose de tequila et quelques gorgées de bière pour moi, 4 bières moins quelques gorgées pour lui, quelques petites choses pour les autres, personne n’est bourré, on est juste de bonne humeur. Le conducteur aussi est de bonne humeur et fatigué en plus. Le trajet du retour étant assez long, on se dit que ce serait peut être mieux de passer la nuit chez la fille (elle habite à coté) et de partir assez tôt paske les garçons ont cours à 8h. L’appart est petit, mais il comporte beaucoup de places pour dormir. En tout : un lit double, 3 lits simples et un canapé. Apres une bonne partie de rigolade, chacun finit par se prendre une place pour dormir. Lui et moi nous retrouvons sur le canapé. Oui, on aurait pu dormir sur le lit double ou meme chacun sur un lit simple mais les circonstances ont voulu que ce soit le canapé pour nous deux. Je vois déjà ce que vous vous dites, mais non, il ne s’est rien passé. On s’est endormi dans les bras l’un de l’autre, tout simplement. Tout ce à quoi je pense en revoyant la scène, c’est tendresse et affection.

 

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Pendant la nuit, j’ai conscience que mon cœur bat plus vite que d’habitude, j’ai conscience que ses cheveux sentent merveilleusement bon, j’ai conscience de sa respiration lente et régulière. Il ne ronfle pas, il bouge assez souvent, se mettant de plus en plus à l’aise à mesure que l’heure tourne. Nous passons 5h collés l’un à l’autre discutant, riant ou dormant. A un moment, nos bouches se retrouvent à quelques centimètres l’une de l’autre mais on se tient tranquille. Mes cheveux portent encore son odeur. J’envisage sérieusement de ne plus me laver les cheveux, plus jamais. La question se pose toujours : Pourquoi est ce que j’ai envie de pleurer ??

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Je crois que je m’attendais à plus de considération sur le chemin du retour. Celui- ci s’est passé dans le silence mais ça ne veut rien dire. Même moi je n’avais pas la force de parler, alors que dire des autres. Je m’attendais à un au revoir plus considéré quand ils m’ont raccompagnée. J’aurais voulu qu’il me fasse signe aujourd’hui au lieu de ne pas répondre à mon sms. En même temps, je sais que ses réveils sont difficiles, ce qui pourrait expliquer son attitude en rentrant. Je sais aussi qu’il est un peu sur la paille, d’où le silence radio. Suis-je entrain de chercher des excuses ? Suis-je entrain de faire n’importe quoi ?

 

Bien sur, comme toujours.