17.11.2009

Undisclosed desires

Il me tourne le dos, tout simplement. En l‘espace de 12h, il s’est transformé en presque-glaçon et ce pour des raisons non identifiées. Il me tourne le dos. Ce qu’il en dit ? « Ça passera ». Très désagréable sensation de déjà vu…

 

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Suis-je censée attendre sagement que « ça passe » et l’accueillir à bras ouverts quand c’est fait ? Trop peu pour moi. Il n’est pas nécessaire de décrire ce que m’inspire l’idée de le considérer comme un étranger ou plutôt de me considérer comme une étrangère par rapport à lui, mais je suppose que  je n’ai pas le choix. Si « ça passe », il ne s’en tirera pas comme ça et sinon, mon cœur vivra l’enfer et la damnation. Il n’empêche que la vie ne s’arrête pas, la Terre continue de tourner et je continue à respirer. Je ne me laisserai pas abattre.

 

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14.11.2009

Tes desirs font desordre

 

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Les rares fois où je me lève tôt avec l’esprit tranquille, je me demande pourquoi je suis contente de faire des grasses matinées. Je préfère de loin sentir les choses sortir de leur torpeur doucement autour de moi que me réveiller à bord d’un train qui roule déjà à toute vitesse.

 

Ce matin, j’ouvre les yeux, je regarde l’heure et je vois que j’ai encore droit à une demi-heure de sommeil mais je vois aussi qu’il m’a appelée, deux fois, 10min plus tôt. Je le rappelle. Il est tout essoufflé, respiration saccadée et prononciation difficile. Il est entrain de courir, signe d’un trop plein de frustration qu’il s’efforce d’évacuer. Pourquoi il m’a appelée ? Je ne sais pas trop. Peut être parce qu’il n’a pas envie de revenir chez lui parce que ce qui a occasionné la frustration y est encore. Quoiqu’il en soit, il me demande à quelle heure j’ai cours, quand est ce que je compte me lever, quand est ce que je finis mon cours. Je dois me lever une demi-heure plus tard mais je n’ai cours que plus tard dans la journée. Il me demande s’il peut passer chez moi when he’s done running. Il ne sert à rien de préciser ma réponse…

 

La frustration vient du fait que chez lui, il y a deux filles et un garçon sous la forme d’un couple qui lui tape sur les nerfs et une fille qui ferait tout pour qu’il la rejoigne au lit. Il n’a pas dormi à cause d’eux et en plus il doit prendre la maison en main parce que ses parents viennent lui rendre visite aujourd’hui. Que fait tout ce petit monde chez lui ? Quand on a un colocataire qui ne réfléchit pas à ses actes et un certain degré de gentillesse, on se retrouve souvent avec des parasites sur les bras.


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Quoiqu’il en soit, il est passé chez moi, je l’ai laissé parler, je lui ai servit un café, je lui ai changé un peu les idées et évacué le brouillard qui l’oppressait. Mon projet était de déjeuner avec lui mais ce n’est plus possible vu la présence des parents, je le verrai donc demain après midi. Il a promis de m’appeler quand les parents s’en iront. S’il n’appelle pas, je ne le ferai pas.

 

R, ma meilleure amie que je m’amuse à appeler ma femme m’a « proposé » de prendre un peu mes distances, histoire d’éclaircir la limite amitié-amour entre nous. Le conseil est bon mais je ne sais pas si je vais pouvoir l’appliquer. J’essaye en tout cas, chose qui m’a retenue de lui proposer un câlin de consolation ce matin (par câlin, j’entends un simple hug). Pour appliquer le conseil, il faut aussi que j’évite un maximum de passer la nuit chez lui. Il sera utile de préciser qu’à chaque fois qu’on est dans cette situation, on dort dans le même lit, entrelacés… et c’est tout, chose qui me transporte de bonheur pendant la nuit et qui me fracasse mon humeur le lendemain.


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08.11.2009

De grace, liberez moi

Confusion, fatigue et agacement, mes partenaires de toujours…

 

Pourquoi est ce que je pense à lui tout le temps ? Pourquoi ai-je l’impression insupportable qu’une partie de moi ne vit que pour lui, pour le contempler, pour boire ses paroles ? Pourquoi est ce que je n’ai pas le droit à une pause ? Suis-je vraiment entrain de ressentir ça ? Vous croyez que je pourrais me convaincre que tout ça n’est pas vrai et arrêter de lui dédier 70% de mon espace vital ?

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Je suis en sevrage pour le moment. Le sevrage n’est-il pas censé aider ?? J’ai une semaine sans le voir et tout ce qui habite mes pensées c’est nos retrouvailles ! C’est fatigant à la longue ! Le pire c’est que je trouve ça invivable maintenant mais dés que je le vois, tout s’efface, plus rien n’a d’importance. Je suis entrain de me laisser aller. Plus que jamais, je tourne le dos à toute logique et à toute notion d’autoprotection. La première chose à faire semble être de recommencer à penser droit et juste. Be straight !! Qu’importe à quel point sa compagnie m’enivre, je dois me reprendre en main.

 

Le cirque doit arrêter de tourner, tout ceci devient pathétique !!n1279825116_56294_6929.jpg

04.11.2009

Loosing my mind

 

 

 

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Rentrée au bercail, étrange sensation de solitude… C’est tout à fait illogique, je suis chez moi, c’est maintenant que je devrais le moins me sentir seule. Quoiqu’il en soit, je suis contente d’être rentrée. La journée a été assez dure. Pincement au cœur, agacement, colère et autres ennemis se sont succédés pour me faire signe.


Je suis contente d’être rentrée parce que j’ai besoin d’une pause. Une pause de l’agacement que me suscite ma coloc tous les jours, une pause de l’alternance joie-tristesse que me suscite my almost lover tous les jours…..


Pour ce qui est de ma coloc, elle me rend folle. Elle est excessivement lente, excessivement chiante, excessivement pas faite pour vivre sous le même toit que moi. Je l’ai supportée le premier mois parce qu’apparemment elle faisait un effort pour être moins bordelique et plus énergique mais maintenant elle baisse les bras et moi aussi. Elle me fait enrager, c’est simple. Ce qui fait que je passe un minimum de temps chez moi. Par contre, je passe beaucoup de temps avec my almost lover qui, soit dit en passant, me rend folle aussi mais par d’autres moyens. On est extrêmement proche, on se comprend très bien, il me confie beaucoup de choses, il cherche à passer du temps avec moi et il est très affectueux avec moi. Il m’émerveille, il me fait sourire, il me fait rire, il me donne des larmes aux yeux aussi. J’ai conscience d’être totalement et irrévocablement accro à lui et ça me fait flipper parce qu’on se connait depuis seulement un mois, parce que je ne veux pas ou je ne sais pas ressentir ce genre de choses. C’est irrationnel, c’est incontrôlable, c’est plus fort que moi. Je ne suis pas capable de penser logiquement et droit quand il s’agit de lui. Je fais des efforts herculéens pour prendre de bonnes décisions, comme celle de rentrer chez moi bosser un peu au lieu de céder à l’envie de rentrer avec lui chez lui !! Évidemment, vous ne voyez pas encore ou se situe le problème. Celui-ci est que my almost lover n’est pas un cœur à prendre, il a une quelqu’une qu’il a laissé au bercail et je n’ai pas l’impression qu’il compte changer quelque chose quant à notre situation. Je ne pense pas qu’il ressente envers moi ce que je ressens envers lui, même si je reconnais mes regards dans ses yeux parfois. Je suis dans une impasse, comme toujours.

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Je me harcelais le cerveau à penser encore et encore à ce qui se présentait à moi comme solutions mais ne trouvant rien de réconfortant, j’ai décidé de laisser couler. J’ai trop pensé, j’ai toujours été une penseuse, pourquoi ne serais-je pas une fonceuse pour une fois?


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