09.10.2009

The air we breathe

 

Prise en flagrant délit de « ché pas ske j’ai », je n’ai plus le choix, je dois ralentir et prendre le temps de décortiquer tout ça.

 

Le manque de sommeil joue surement un énorme rôle mais pas seulement. Stressée ? Oui oui, stressée paske beaucoup de boulot et peu de temps, ville inconnue, girouetisme aigu et mal au cœur, encore et encore…. Aujourd’hui a été une journée de larmes aux yeux et ces traitresses ne se manifestent ni quand je pense à la pile de travail qui m’attend, ni au manque de sommeil, ni aux problèmes d’argent, elles ne se montrent qu’au moment ou je pense à lui. Le truc c’est que je ne sais pas pourquoi je ressens le besoin de pleurer quand je pense à lui !!!! Nous sommes dans la même ville, nous étudions pratiquement dans la même fac et je le reverrai au plus tard lundi, pourquoi est ce que je fonds en larmes ?????

 

Tout ça va trop vite, la cause étant : hier. Pour ceux qui suivent, le coup de cœur de ma ville d’origine s’est fait voler la vedette (girouetisme aigu je vous dis !!). Je disais donc, la cause c’est hier. Hier, il est venu chez moi pendant l’après midi pour utiliser internet. Il n’y avait aucune ambiguïté. Lui sur le lit entrain de sourire à mon pc et moi sur le bureau entrain de grimacer face à mon cours. J’avoue que je me suis mise à le voir autrement à mesure que j’apprenais à le connaitre. Le comble, c’est que je le connais depuis moins d’une semaine !!! La première fois qu’on s’est parlé, c’était lundi dernier. On a tout de suite accroché, lui sociable et rieur, moi sociable et rieuse, l’équation est simple à résoudre. Sa petite visite chez moi a crée quelques liens supplémentaires entre nous, de la complicité principalement. Le soir, il me propose de sortir, je ne dis pas non (jamais). Lui, moi et son colocataire et ami. On passe chercher deux autres amis (une fille et un garçon) et on va à un bar (sublime). Une dose de tequila et quelques gorgées de bière pour moi, 4 bières moins quelques gorgées pour lui, quelques petites choses pour les autres, personne n’est bourré, on est juste de bonne humeur. Le conducteur aussi est de bonne humeur et fatigué en plus. Le trajet du retour étant assez long, on se dit que ce serait peut être mieux de passer la nuit chez la fille (elle habite à coté) et de partir assez tôt paske les garçons ont cours à 8h. L’appart est petit, mais il comporte beaucoup de places pour dormir. En tout : un lit double, 3 lits simples et un canapé. Apres une bonne partie de rigolade, chacun finit par se prendre une place pour dormir. Lui et moi nous retrouvons sur le canapé. Oui, on aurait pu dormir sur le lit double ou meme chacun sur un lit simple mais les circonstances ont voulu que ce soit le canapé pour nous deux. Je vois déjà ce que vous vous dites, mais non, il ne s’est rien passé. On s’est endormi dans les bras l’un de l’autre, tout simplement. Tout ce à quoi je pense en revoyant la scène, c’est tendresse et affection.

 

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Pendant la nuit, j’ai conscience que mon cœur bat plus vite que d’habitude, j’ai conscience que ses cheveux sentent merveilleusement bon, j’ai conscience de sa respiration lente et régulière. Il ne ronfle pas, il bouge assez souvent, se mettant de plus en plus à l’aise à mesure que l’heure tourne. Nous passons 5h collés l’un à l’autre discutant, riant ou dormant. A un moment, nos bouches se retrouvent à quelques centimètres l’une de l’autre mais on se tient tranquille. Mes cheveux portent encore son odeur. J’envisage sérieusement de ne plus me laver les cheveux, plus jamais. La question se pose toujours : Pourquoi est ce que j’ai envie de pleurer ??

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Je crois que je m’attendais à plus de considération sur le chemin du retour. Celui- ci s’est passé dans le silence mais ça ne veut rien dire. Même moi je n’avais pas la force de parler, alors que dire des autres. Je m’attendais à un au revoir plus considéré quand ils m’ont raccompagnée. J’aurais voulu qu’il me fasse signe aujourd’hui au lieu de ne pas répondre à mon sms. En même temps, je sais que ses réveils sont difficiles, ce qui pourrait expliquer son attitude en rentrant. Je sais aussi qu’il est un peu sur la paille, d’où le silence radio. Suis-je entrain de chercher des excuses ? Suis-je entrain de faire n’importe quoi ?

 

Bien sur, comme toujours.

22.09.2009

Wainting Line

 

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Je ne sais vraiment pas comment j’ai fait pour survivre à cette dernière semaine. Première semaine dans une ville où je ne connais personne, tous les jours dans un amphi contenant 300 personnes que je ne connais pas…. Pire encore, ces 300 personnes sont partagées en groupes de deux ou trois voire même de six personnes. Pourquoi est ce qu’une personne se retrouve à la fac dans une ville inconnue avec cinq de ses amis pendant que moi je me retrouve à la même fac dans la même ville inconnue avec aucun de mes amis ?

 

Je ne suis pas la première dans cette situation quoiqu’il en soit et personne n’en est mort. Je n’en mourrai pas non plus. La solitude ne m’a jamais vraiment dérangée. La perspective de déjeuner seule ne m’est peut être pas très plaisante mais bon, ce n’est surement pas la fin du monde.

 

Je trouve cependant que c’est un comble.

 

Je suis la personne sociable par excellence. des amis, des copains, des connaissances j’en ai à la pelle. Je capte l’attention sans difficultés, je me fais acceptée et aimée sans difficultés, je sais répondre aux besoins de tout un chacun sans difficultés, là est ma force. Je sais persuader, je sais consoler, je sais amuser, je sais discuter, je sais aider, c’est mon truc. Et pourtant….

 

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Quelque chose me dit que ma vie sociale dans ma ville natale et précisément ce qui m’empêche d’aller vers les gens dans ce qu’il faut maintenant qualifier de ma nouvelle ville. J’ai connu assez de personnes, toutes aussi différentes les unes des autres, pour pouvoir percer à jour chaque personnalité, sans même avoir besoin de discuter avec son propriétaire. Ayant déjà compris 60% de mes camarades de classe, je ne vois plus l’intérêt de leur parler…. D’autres détails m’handicapent, des détails que je m’attelle à corriger chaque jour, ce sont mes névroses adorées…

 

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12.09.2009

Lucky

 

 

Do you hear me,
I'm talking to you
Across the water across the deep blue ocean
Under the open sky, oh my, baby I'm trying

 

Une journée triste, très triste. Ça fait des semaines que j’essaye de me convaincre que ce n’est rien mais je mens, c’est quelque chose. Je ne sais pas exactement ce que je ressens en fait.

 

Boy I hear you in my dreams
I feel your whisper across the sea
I keep you with me in my heart
You make it easier when life gets hard

 

De la peur surement face à l’inconnu, malgré le bon pressentiment que j’ai quant à ce départ. Tout le monde a peur de l’inconnu, n’est ce pas pour ça que nous avons peur de la mort ? Je ne vais pas mourir, et c’est tant mieux parce que je n’ai vraiment pas envie, je vais cependant partir. Pas très loin. A quelques 150km d’ici, dans une ville que je ne connais pas, pour vivre avec une fille que je ne connais pas et étudier à la fac, chose que je ne connais pas. Tout ceci m’éloigne de mon entourage, ce qui nous amène au deuxième sentiment de la journée. La tristesse.

 

I'm lucky I'm in love with my best friend
Lucky to have been where I have been
Lucky to be coming home again

 

Tristesse de laisser tout ce que j’ai ici. Je crois que la seule chose qui me fait vraiment mal, c’est mes rayons de soleil que je vais laisser. Quitter ma famille ne me dérange pas plus que ça, on arrive tous à un point où on a hâte de partir non ? Et même si j’ai beaucoup d’amis, les premières personnes qui vont me manquer seront mes Marsiennes : mon R, mon A et mon S….

 

They don't know how long it takes
Waiting for a love like this
Every time we say goodbye
I wish we had one more kiss
I'll wait for you I promise you, I will

 

Autre chose me tourmente, mis à part le départ et ce qui va avec. Moi qui ne croit pas (ou plus) en l’amour, je n’ai pas vraiment peur pour ma peau quand je me lance dans quelque chose mais est ce que je risque de faire du mal à l’autre si lui y croit et qu’il tombe amoureux ? Je ne veux pas être une briseuse de cœur. Si on m’aime facilement, je ne veux pas être détestée à chaque fois.

 

I'm lucky I'm in love with my best friend
Lucky to have been where I have been
Lucky to be coming home again

 

Mise en situation : Mon ex est devenu mon ex parce que physiquement il ne m’inspirait rien. Ceci m’amène à dire qu’il faut vraiment être amoureux pour que le physique soit secondaire. Je n’étais bien sur pas amoureuse. Dés la première fois que je l’ai vu, il ne m’a pas plu et il a continué à ne pas me plaire même lorsqu’on a finit par sortir ensemble. Il m’a plu autrement, c’est ses qualités qui m’ont attirée mais avec le temps, le corps a demandé ses droits et… ça a coincé. Je suis consciente qu’à aucun moment de notre relation, je ne l’ai trouvé un tant soit peu mignon. Ce n’est pas une mocheté, il n’est ni borgne ni bossu, ce n’est pas mon genre tout simplement. Je me suis fait croire que je pourrai passer outre mais non, je n’ai pas pu, ça m’est retombé dessus et tout semblant de contact est devenu impossible entre nous. Pour l’anecdote, je me rappelle que jamais je ne le regardais longtemps dans les yeux. Quand il parlait, je regardais ailleurs parce que je n’avais tout simplement pas plaisir à le regarder dans le blanc des yeux.

 

Lucky we're in love every way
Lucky to have stayed where we have stayed
Lucky to be coming home someday

 

En ce moment, j’ai un nouveau coup de cœur et le problème c’est que la première fois que je l’ai vu, il ne ma pas plu non plus. Maintenant qu’on s’est mis à discuter assez souvent, je le vois autrement. Tout porte à croire que je risque de faire exactement la même bêtise, ce qui est vraiment mais vraiment con. Mais quelque chose persiste à me dire que non, ce n’est pas pareil. Quelque chose s’obstine à me rappeler qu’à aucun moment je n’ai trouvé l’Ex désirable, tandis que Tafoun (surnom de l’actuel coup de cœur) se débrouille question désirabilité (nouveau mot). Quelque chose me dit que je n’ai jamais aimé la façon de marcher de l’Ex, que je n’ai jamais bondit en voyant l’Ex arriver et que les mains de l’Ex me répugnaient presque. Cette même chose s’occupe de me rappeler que je n’ai pas pu m’empêcher de toucher les mains de Tafoun, que je n’arrête pas de dévorer Tafoun des yeux et que j’adore la façon dont Tafoun sert les lèvres quand il sourit….

 

And so I'm sailing through the sea
To an island where we'll meet
You'll hear the music fill the air
I'll put a flower in your hair
Though the breezes through trees
Move so pretty you're all I see
As the world keeps spinning round
You hold me right here right now

 

Cette chose peut être une grosse menteuse, cette chose peut être la connerie personnifiée qui essaye justement de me faire tomber dans le même piège deux fois. Cette chose peut aussi être entrain de me signaler que je risque de rater quelque chose. Ce qui me répugne aussi, c’est que personne ne m’a laissée m’expliquer. J’ai besoin d’analyser les choses à haute voix et en ayant conscience qu’on m’écoute et qu’on est prêt à faire des objections si besoin !!! J’ai besoin de raisonner et j’ai besoin qu’on suive mon raisonnement pour trouver la faille. Malheureusement personne ne m’a donné l’impression qu’il était prêt à suivre mon analyse. J’ai gardé ça pour moi et ça a finit par me ronger jusqu’à ce qu’aujourd’hui, en écoutant une certaine chanson, mes larmes jaillissent, sans que je puisse les arrêter, elles ont été prisonnières trop longtemps.

 

I'm lucky I'm in love with my best friend
Lucky to have been where I have been
Lucky to be coming home again
I'm lucky we're in love every way
Lucky to have stayed where we have stayed
Lucky to be coming home someday

 

Quoiqu’il en soit, je pars. On verra si Tafoun et mon coup de cœur pour lui résistent à la distance. Parce que ce qui est bien avec Tafoun c’est qu’il va doucement. Je sais que ce que je ressens est réciproque mais il prend ses aises, il me laisse tranquille. Donc à moins qu’il ne me demande en mariage ce soir, je peux partir tranquille…

 

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